mHD [1080p]
Japon / 1995
Titre : Tokyo Fist
Titre original : Tokyo-Ken
Réalisation : Shin'ya Tsukamoto
Scénario : Hisashi Saito et Shin'ya Tsukamoto
Production : Shin'ya Tsukamoto et Kiyo Joo
Musique : Chū Ishikawa
Photographie : Shin'ya Tsukamoto
Montage : Shin'ya Tsukamoto
Avec : Kahori Fujii, Shin'ya Tsukamoto, Kôji Tsukamoto, Naomasa Musaka, Naoto Takenaka, Koichi Wajima, Tomorowo Taguchi, Nobu Kanaoka...
"Tsuda est un simple homme d'affaires, un peu stressé, un peu fatigué, et dont la vie de couple se limite à quelques séances de télévision à deux... Un peu par hasard, Tsuda va croiser le chemin d'un ami, qu'il n'a pas vu depuis longtemps. Une émulation ainsi qu'une violente concurrence va naître entre les deux hommes, qui vont bientôt partager deux choses : une fascination pour la femme de Tsuda, et la pratique de la boxe comme exutoire à leur vie inerte..."
Le frère de Shinya Tsukamoto
est un boxeur professionnel et c'est de là d'où provient l'idée de
faire un film sur la boxe. Au départ, il voulait réaliser un film quasi
documentaire où l'on aurait découvert l'entraînement d'un boxeur puis
ses combats. Finalement, il fait la rencontre de Isaishi Saito
qui écrira le film ou pour être exact amènera une nouvelle idée au
réalisateur. C'est à dire d'insérer l'histoire d'un triangle amoureux
sur fond de boxe. Shinya Tsukamoto s'approprie l'idée et l'adapte à sa sauce pour obtenir TOKYO FIST.
Comme à son habitude pour ses films personnels, le réalisateur japonais
incarne l'un des personnages principaux. Face à lui, il donne le rôle
du boxeur professionnel à son propre frère, plutôt logique !
Tsuda est un petit bonhomme installé dans le confort moderne. Sa vie est
rythmée par le train-train quotidien du "Métro, boulot, dodo". Dans un
Tokyo totalement bétonné où les être humains sont enfermés par les murs
gigantesques des buildings et écrasés par une chaleur insoutenable,
sortir dans la rue n'est pas une partie de plaisir. Le fait de devoir
arpenter la ville en faisant du porte à porte pour vendre des contrats
d'assurance met le héros complètement à plat. Fatigué, son corp n'en
peut plus ! Dans les villes modernes, l'esprit s'affranchit du corps
humain. Un peu comme s'il était endormi. C'est une rencontre avec la
boxe qui viendra sauver Tsuda. L'entraînement et les coups ont de quoi
lui rappeler l'existence de son enveloppe charnelle. Une façon comme une
autre de sortir de la léthargie où se trouve notre "héros". De son
côté, sa femme transparente au début se révèlera par des penchants
masochistes très différents que cela soit par le tatouage ou surtout par
le piercing. Forcément, elle se sent attirée par la rage primale de
Kojima, le boxeur, plutôt que par la docilité de son mari. Autre raison
pour Tsuda de se lancer à corps perdu dans la boxe, bien qu'il ne
comprenne pas vraiment au début ce qu'elle cherche de son côté.
La mise en forme et les thèmes de TOKYO FIST pourront paraître
complexes. Le troisième personnage, Kojima le boxeur, ainsi que le passé
commun de celui-ci avec Tsuda amèneront bien d'autres éléments qui
pourront sembler de prime abord plutôt étranges. Mais tout se recoupe,
tout tend à montrer que Tsuda est entré dans une sorte de léthargie
lorsqu'il est passé de l'état d'étudiant à celui d'employé. Sa rage
provoquée par un drame a disparu et il évolue sans véritable but en tant
qu'être humain dans son plan de carrière. Son réveil prendra bien plus
de temps que celui de sa propre femme, celle-ci n'hésitant pas à lui
balancer des coups de poings à répétition un peu comme s'il s'agissait
de simples petites tapes données à une personne sonnée.
De tous les films de Shinya Tsukamoto, TOKYO FIST reste à ce jour sa plus grande réussite. Bien sûr, TETSUO reste un film d'une intensité rare, scotchant le spectateur dans son fauteuil ou l'obligeant à s'enfuir, mais TOKYO FIST
réussit à clarifier le propos du réalisateur. Tout en restant percutant
à souhait, il n'oublie pas de raconter une histoire et développer des
idées en les mettant plus facilement à la portée du spectateur. TOKYO FIST
n'est pas pour autant un film "accessible" si l'on en juge pas les
spectateurs fuyant les salles de cinéma. Il faut dire que la violence de
TOKYO FIST ne fait pas dans la dentelle. Les personnages à
l'écran s'en prennent plein la gueule physiquement alors que vous aurez
l'impression d'en prendre tout autant, bien installé dans votre
fauteuil.
Des six premiers longs métrages de Shinya Tsukamoto, TOKYO FIST
donne la synthèse de son cinéma. Survolté, percutant, rageur, furieux,
intelligent et jamais chiant ! Rare dans le sens où les films de Shinya Tsukamoto n'ont rien, pour la plupart, de véritablement commercial.


























Excellent ! Merci loco. Cool
RépondreSupprimerExcellent !
RépondreSupprimerUn éternité que je n'avais pas vu.
Merci !
Excellent ! Merci
RépondreSupprimerSuper... Merci!
RépondreSupprimerMerci beaucoup !
RépondreSupprimerYouuuuuulala la perle qui est là. Je l'avais vu il y a 20 ans au cinéma. Yeuuuyayayaya, grosse dose de claque et d'attitude Punk à la machette.
RépondreSupprimerJeune je n'avais pas trop aimé Tetsuo. Tu me donnes envie de revoir ce type de film avec un recul plus adulte. Merci
RépondreSupprimerBonjour, serait-il possible de le réup ? Merci d'avance !
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