France / 1979
Réalisation : Philippe Vallois
Scénario : Philippe Vallois
Dialogue : Anne Roumeguère et Rolf Schultz
Photographie : François About
Montage : Philippe Vallois
Musique : Jean-Jacques Ruhlmann
Avec : Serge Avédikian, Piotr Stanislas, Catherine Albin, Lucien Guérin...
"En 1943, en Lot-et-Garonne,
Guy, un jeune forestier, recueille et cache dans sa ferme un soldat
allemand blessé : Rolf. N'ayant pas connu ses parents, Guy se prend
d'une profonde affection pour son visiteur, et l'empêche une fois guéri
de rejoindre son armée. Rolf se surprend à rester, sans réaliser tout
d'abord qu'il tombe fou amoureux de son ami. Les deux êtres se
rapprochent, au cours de confidences, de chahuts, de beuveries, et sous
le regard complice de la fiancée de Guy. Au cœur de la forêt, ces deux
hommes suivent un parcours de doutes, d'angoisses et de violence avant
de donner enfin libre cours à leur passion..."
Le 6 août 1942, le Maréchal Pétain signe un texte de loi portant la
majorité sexuelle à 15 ans pour les actes hétérosexuels et à 21 pour les
actes homosexuels. L’homosexualité ainsi criminalisée sera ensuite
qualifiée de « fléau social » par un amendement du député gaulliste Paul
Mirguet en 1960. Il faudra attendre la loi socialiste du 4 août 1982
pour que cesse cette discrimination. Quarante ans pour que l’on en
revienne à l’égard de toute forme de sexualité à la situation
d’indifférence légale qui avait prévalu en France de 1791 à 1942 !
L’intrigue de Nous étions un seul homme se situe en 1943 et le
film sort en 1979 : curieuse coïncidence ? Surtout pas, car Philippe
Vallois n’écoute que sa sensibilité de cinéaste, consciemment et
inconsciemment pionnière, pour entrer dans le courant de la résistance
artistique des années 70 en France, et préparer à sa manière l’avènement
du droit libre d’aimer. Avec sa caméra, il dit déjà aux violents de
toute chapelle politique ou religieuse : « Notre amour est plus fort que
votre haine ! »
Son film rompt avec les deux écueils sur lesquels vient buter
l’homosexualité : haine de soi, haine de l’autre. Chez Vallois, le désir
de l’autre conduit à l’amour de soi et à une passion totale. Tout
s’ouvre devant sa caméra soleil : les esprits, les cœurs, les corps. À
travers des étapes de grande illusion et de tendre violence, deux hommes
que tout oppose n’en feront qu’un ! Et quelle sauvage sobriété de
style ! (erosonyx)
Frémissant, poétique, tendre, lumineux et terrible, Nous étions un seul homme est aussi, au-delà de maladresses dues à des moyens dérisoires, incroyablement attachant.
C'est aussi l'occasion de (re)voir Piotr Stanislas (pour les connaisseurs..)
autrement...
(dédicace spéciale à mes ch'ti gay préférés!)
...
NOUVEAU LIEN

























Bonjour ,
RépondreSupprimerPhilippe Vallois , girondin et donc frontalier du Lot-et-Garonne (où je suis né) a t'il choisi ce département par hasard ou s'est-il inspiré de on-dit ou d'une histoire connue ? Je ne connais pas Philippe Vallois (je viens juste de regarder un peu sa page wikipedia qui ne dit pas grand chose , on comprend tout de même en se rapportant aux titres de ses films que l'homosexualité est un sujet majeur de son oeuvre) . J'espère trouver plus de renseignements sur ce film et , peut-être , l'origine de cette histoire (si elle en a une autre que celle de l'imagination du réalisateur qui est aussi le scénariste) .
J'avoue que ce n'est pas le genre de film que je regarde en général mais je me suis édicté une règle , c'est de ne jamais préjuger un film ou pire , le juger sans même l'avoir vu .
Merci Locostone pour le partage de ce film et merci Ciné-Bis-Art .
Merci beaucoup
RépondreSupprimerBravo Loco.
RépondreSupprimerVive le Cinéma !
Lbz
Merci beaucoup!!
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerLe lien est expiré :(
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