INTERDIT AUX MINEURS
Réalisation: Michael Pearce
Scénario: Fionnula Flanagan
Musique: Arthur Keating, Vincent Kilduff
Pays d'origine: UK / Irlande
Format: MKV
Taille du fichier: 1,10
Durée: 83 mns
Genre: Drame, biopic
Audio: Anglais
Texte: FR UTF-8 (Traduction: Uncle Jack)
Avec: Fionnula Flanagan, Chris O'Neill, James O'Grady
Interrogée par un journaliste, Nora Joyce raconte sa vie
avec l'écrivain à travers les personnages de ses romans...
Ce film est avant tout un hommage à l'écrivain James Joyce, créé
au théâtre par l'actrice irlandaise Fionnula Flanagan (Mr Patman,
Le riche et le pauvre, Les autres, Lost) et mis en scène par Burgess
Meredith. Elle joue donc plusieurs personnages de femmes et a
écrit, produit ces "Femmes de James Joyce". Un sacré tour-de-force !
FILM
https://multiup.io/fr/mirror/981b6334ec39379c9f73781d9b743db5
SRT
https://multiup.io/fr/mirror/1bf895501b93be1ad9be469baed3071d
« James Joyce's Women » est une femme remarquable, Fionnula Flanagan, dont la beauté aux cheveux noirs, la sensualité et le talent donnent vie à trois des femmes clés de la vie du grand écrivain irlandais - et à trois autres qu'il a créées dans ses romans.
Flanagan, aussi irrésistible que son nom, a incarné ces six personnages sur scène dans une production de sa propre création. Elle les porte aujourd'hui à l'écran, triomphant d'une personnalité fougueuse et d'une intelligence éclatante sur une forme quelque peu académique. En s'inspirant de la vie et de l'œuvre de Joyce, Flanagan célèbre la gloire fulgurante de son langage avec une telle passion qu'elle préserve son film de toute apparence littéraire, un défaut qui avait terni le film de Joseph Strick de 1967, « Ulysse » de Joyce. (Burgess Meredith la dirige sur scène et Michael Pearce le fait ici, mais Flanagan incarne tout le spectacle, malgré une petite troupe de soutien). Nous rencontrons d'abord Flanagan dans le rôle de Nora Barnacle Joyce, veuve aux cheveux gris mais dynamique de l'écrivain, alors qu'elle est interviewée par un jeune journaliste (Timothy E. O'Grady) dans sa petite maison en Suisse en 1951. Fille d'un boulanger de Galway, Nora avait 17 ans et n'était pas instruite lorsqu'en 1904 à Dublin elle a rencontré Joyce, qui a sûrement dû voir un miroir de son propre esprit libre.
« On s'est enfuis, c'est vrai », dit-elle, « mais on ne s'est mariés que 27 ans plus tard ! » Au fil de l'interview, on nous présente, avec naturel, les autres femmes. S'éloignant du riche accent irlandais de Nora, Flanagan devient Sylvia Beach, la chic propriétaire américaine de Shakespeare and Co., la librairie parisienne où Beach tenait un salon si influent dans les années 20. Devant un parterre de notables invisibles, Beach annonce qu'elle a réussi à convaincre un éditeur dijonnais de publier le controversé « Ulysse », dont elle lit un long passage. Ce premier échange de personnages est si complet qu'il faut un certain temps pour comprendre que c'est aussi Flanagan qui joue Beach.
Plus tard, Flanagan devient brièvement une autre bienfaitrice de Joyce, Harriet Shaw Weaver, rédactrice en chef de la petite mais influente revue littéraire anglaise The Egoist, qui est responsable de la publication du premier roman de Joyce, « Portrait de l'artiste en jeune homme ».
Le plus grand succès de Flanagan, cependant, est celui de Molly Bloom, un rôle en partie préfiguré par l'extase sexuelle qu'elle exprime dans un autre personnage d'« Ulysse », Gerty MacDowell, une jeune fille fantasmant sur un inconnu qui la fixe du regard sur la plage. Mais dans le rôle de Molly, Flanagan, dans la célèbre séquence de flux de conscience, couvre une palette émotionnelle d'une ampleur époustouflante.
Molly, de Flanagan, résume parfaitement ce que signifie être une femme – et même vivre. Nudité, désir sexuel, fonctions corporelles – tout cela fait partie de ce portrait de Molly, pleinement intégré, jamais moqueur ni de mauvais goût. A-t-on jamais vu à l'écran une image aussi complète et pourtant aussi digne de la personne dans sa globalité ?
Tourné en Irlande et en France, « Les Femmes de James Joyce » présente un atout supplémentaire : des lieux et des intérieurs appropriés. Ce qui lui donne cependant un côté légèrement académique, c'est le ton monocorde d'O'Grady dans le rôle de l'intervieweur, qui donne à sa présence un aspect d'autant plus artificiel.
Il est possible que le discours d'O'Grady soit volontairement pince-sans-rire ; en tout cas, il donne sans doute à Nora une allure plus spontanée et ouverte que son personnage ne le laisse entendre. Mais le point positif est la manière admirable avec laquelle Flanagan a su faire en sorte que le format de l'interview permette au film de véhiculer ses propres informations.
Évidemment, plus on découvre « Les Femmes de James Joyce », mieux c'est, mais on peut imaginer que cela puisse être tout aussi agréable pour ceux qui découvrent Joyce. Mais ces réserves s'estompent vite devant Flanagan et sa splendide galerie : sa Nora, qui dit n'avoir jamais lu les livres de son mari parce qu'elle ne les comprenait pas, insiste aussi, étonnamment, sur le fait qu'il ne connaissait rien aux femmes.
Mais « James Joyce's Women » (classé R) suggère qu'il connaissait sûrement – et aimait – sa femme.






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Merci beaucoup Uncle Jack !
RépondreSupprimerOui, Fionnula Flanagan vue dans Le riche et le pauvre, merci Uncle Jack pour cette curiosité
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