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samedi 19 octobre 2013

LE SAMEDI... C'EST PERMIS !!

 

Nous continuons cette semaine notre voyage au cœur de l'Amérique sordide et glauque avec ce "Water Power" de Shaun Costello (attribué à Gerard Damiano après sa sortie, pour des raisons purement commerciales)! 

Tiré d'un fait divers de la fin des année 60 (les exactions de Michael H. Kenyon), force est de constater que Costello réitère l’essai transformé par son premier long métrage, "Forced Entry". 

Une œuvre à ne pas mettre sous tous les yeux, dans laquelle on atteint un degré relativement élevé dans la violence. C'est aussi (à nouveau) l'occasion de rendre hommage à Jamie Gillis, immense comédien!



A noter que l'histoire de Michael H. Kenyon a aussi inspiré Frank Zappa pour son "The Illinois Enema Bandit", titre présent sur l'excellent "Zappa in New York" (1977). Ça c'est juste pour votre CULture personnelle, et que je vous conseille vivement de réécouter


Sur ce, bon week-end à toutes et à tous! Moi, y faut que je remette la main sur ma poire... j'ai une oreille bouchée!

 


 

WATER POWER (VF/VOST)


États-Unis / 1977
Titres alternatifs : Traitement spécial pour maniaque sexuel / Enema Bandit / The Enema Killer
Scénario et Réalisation : Shaun Costello
Production : Ben Abrams et Shaun Costello
Directeur de la photographie : Bill Markle 
Montage : Shaun Costello
Avec : Jamie Gillis, John Buco, C.J Laing, Eric Edwards, Marlene Willoughby, Gloria Leonard, Clea Carlson, Jean Silver, Crystal Sync, Philip Marlow, Susaye London, Barbara Belkin, Sharon Mitchell... 
 

 

 



"Burt vit dans une petite chambre dans les bas fonds de New York. Il passe son temps à feuilleter des revues pornographiques et espionner à l'aide d'un périscope sa voisine qui se refuse à lui. Un soir, il pénètre dans un peep-show et assiste à un étonnant spectacle: celui d'un lavement. Dès lors, sa folie va pouvoir éclater. Il repère des femmes et après les avoir violées il leur fait subir un lavement afin de les purifier. Le tueur au clystère hante New York..."

 


 


Longtemps attribué à Gérard Damiano, pornocrate adulé coupable des légendaires Devil in Miss Jones, ou bien encore de Gorge Profonde, Waterpower a bel et bien été réalisé par Shaun Costello (Forced Entry, Dracula Exotica) et s'inspire de l'affaire "Michael Kenyon" qui avait défrayé la chronique quelques années plus tôt dans le pays de Sammy.
Cet étudiant, misogyne perturbé qui a terrorisé l'Université de l'Illinois en administrant à ses proies féminines des lavements destinés à les purifier de leur "saleté intérieure".


Frank Zappa, le plus talentueux des musiciens à bacantes, composera d'ailleurs une chanson à la gloire du bonhomme : "The Illinois Enema Bandit". Dans le film de Damiano, le serial-washer se prénommant Burt est campé par Jamie Gillis, acteur-star dans une foultitude de classiques du hard. Malgré un jeu relativement restreint, Gillis parvient à être crédible. Ses monologues haineux sont là pour rappeler ceux de De Niro dans "Taxi Driver" même si les sombres pensées de Burt se mordent plus rapidement la queue, si je puis m'exprimer ainsi. En gros, il répète toutes les dix secondes que "vous, les femmes, vous êtes toutes des salopes" et que "je vais te purifier salope !".
 

Ce qui rend si exceptionnel Waterpower, ce sont bien entendu les fameuses séquences de lavement, sans concession, crues et fétides.
La pisse et la merde s'accouplent pour se changer en cascades de liquide crasseux, évacuées en catastrophe des derrières barbouillés. Excité par tant d'impureté expulsée, Burt va même jusqu'à sodomiser ses victimes alors en plein relâchement gastrique ou bien leur urine dessus. Curieusement, la copie française parue chez "Vidéorama" en VHS est allégée, non pas de ses débordements scatologiques mais de quelques minutes plus superficielles (des dialogues, pas de générique de début ni de fin, etc...).

Waterpower, de par son spectacle unique en son genre, se hisse sans trop de peine au panthéon des meilleurs hard de la belle époque, malgré une accumulation d'absurdités scénaristiques dans les dernières minutes : une femme-flic en civil chargée de séduire Burt pour mieux le faire coffrer trouve le moyen de laisser son sac en évidence contenant badge et pistolet; le fiancé de la gourdasse, officier de police également, frappe plus fort encore : en pleine course effrénée contre la montre pour atteindre le domicile de sa chère et tendre livrée aux poires lubrifiées de Burt, le lascar décide de faire une halte dans un snack-bar, jugeant sans doute le moment fort approprié pour casser la croûte.

THROMA pour PSYCHOVISION

 


 



 

 



13 commentaires:

  1. "800 fantasy lane" publié récemment m'a beaucoup plu !
    Comment ne pas s'identifier à ces deux potes qui, grâce à une astuces ,réussissent à s'incruster parmi (et dans...) les plus belles femmes de Los Angeles!
    Le film est jouissif de bout en bout , le moment le plus intense étant à mon goût la scène sado-maso et j'ai adoré la fin également.
    Ce film m' en a rappelé un autre vu sur Vidéo Party Massacre : "Through the looking glass" (1976) - "Femme ou démon" en francais - qui m'avait beaucoup marqué et dans lequel on retrouvait Jamie Gillies ,la moustache en moins.
    Cet acteur bonifie les films rien que par sa présence.
    Alors pourquoi ne pas essayer "Water Power"?
    Je suis quasiment certain que je ne serai pas déçu.
    Ce qui me plaît dans ces films ce sont les scènes x ,bien sûr, et aussi et surtout que l'on risque d'avoir des surprises , de grosses surprises, comme la scène du domptage dans "800 fantasy lane" ou la parodie particulièrement gratinée d' "Alice aux pays merveilles" dans "Through the looking glass".
    Merci Locostone !!!

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  2. Je n'ose pas écrire que c'est un film explosif, mais bon...

    Étonnamment, il s'agirait davantage d'un fantasme japonais mais Water power, sauf erreur de mémoire, mêle folie digne d'un sérial killer, et porno.

    Paradoxalement, je ne me sens pas gagné par un sentiment de propreté avoir vu ce film !!!

    Merci H., merci Locostone !

    Sinon, cher Hummungus, j'ai revu il y a peu le Punisher et j'ai beaucoup aimé !

    Je l'avais vu lors de sa sortie en salles, j'avais la K7 et même le carton vidéo grande taille de Dolph que j'ai gardé trèèèès longtemps.

    Le film est toujours aussi efficace, par ailleurs, même si il ôte quasiment tout lien avec la bd.
    Aussi, pourquoi l'adapter ?

    Merci encore et bravo pour vos samedis, qui font suite d'ailleurs à d'assez bons vendredis.

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  3. Jamie Gillis souvent dans des film très hard même dans des navets d'horror porn.
    Un des premiers films vraiment déviant distribué normalement aux USA après il y a des versions plus ou moins uncut.
    Cependant c'est peut être pas la meilleure façon d'initier sa compagne aux joies de la fontaine;)
    Merci pour la VF (le sex qui parle:)))

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  4. Je ne sais pas pas où je mets les pieds (et les yeux), mais ça a l'air d'être du costaud !! Un sujet hors-norme, vraiment particulier !! Merci pour ce film particulier !!

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  5. Salut et gloire à ce blog de fou. Je me promène et prend mon pied. Les liens pour ces deux chefs d'oeuvre sont dead. Est-il possible de faire quelque chose?

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  6. Super merci pour le film! Mais je voulais savoir, c'est la version full uncut ou pas? Parce qu'il semble y avoir pas mal de versions différentes de ce film, et il manque une scène hard à la fin dans la copie que je possède déjà, je crois.

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    1. C'est "malheureusement" une version cut (65mn environ)... Blue one a la fâcheuse tendance à couper les films. Ce qui leur permet de mettre plusieurs films sur un seul dvd. Bref...
      Il existe effectivement plusieurs versions (72 et 80mn à ma connaissance) mais qui, en terme de restauration, ne sont pas à la hauteur du Blue One...
      J'espère avoir répondu à ta question, et, oui, je comprends que tu soit frustré ;-)

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  7. Merci pour ce Graal et tous les bonus... Respect!

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  8. Merci. C'est une découverte pour ma part.

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  9. L anecdote sur le casse croute en pleine course contre la montre m a bien fait rire. Bah koa ? J ai faiiimmm !
    Merci pour ce savoureux film xxx

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  10. idéal à la veille d'une coloscopie

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