Repack mHD [1080p]
États-Unis / 1985
Titre français complet : After Hours : Quelle nuit de galère
Titre original : After Hours
Titre provisoire : A Night in SoHo
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Joseph Minion
Musique : Howard Shore
Photographie : Michael Ballhaus
Montage : Thelma Schoonmaker
Avec : Griffin Dunne, Rosanna Arquette, Verna Bloom, Tommy Chong, Linda Fiorentino, Teri Garr, Cheech Marin, Catherine O'Hara, John Heard, Dick Miller, Will Patton, Victor Argo, Larry Block, Murray Moston, Bronson Pinchot, Robert Plunket...
Titre original : After Hours
Titre provisoire : A Night in SoHo
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Joseph Minion
Musique : Howard Shore
Photographie : Michael Ballhaus
Montage : Thelma Schoonmaker
Avec : Griffin Dunne, Rosanna Arquette, Verna Bloom, Tommy Chong, Linda Fiorentino, Teri Garr, Cheech Marin, Catherine O'Hara, John Heard, Dick Miller, Will Patton, Victor Argo, Larry Block, Murray Moston, Bronson Pinchot, Robert Plunket...
"Dans un bar new yorkais, un soir. Le modeste programmeur Paul Hackett fait la connaissance de Marcy. Elle lui laisse le numéro de téléphone de son amie et hébergeuse Kiki, sculpteure qui vend des presses-papiers. Ce n’est pas tant pour acheter que pour revoir Marcy que Paul appelle un peu plus tard dans la nuit. La jeune femme l’invite chez Kiki, dans le Soho. Ce qui devait être une nuit de plaisir va très vite se transformer en cauchemar..."
...
Cela faisait dix ans que Scorsese ne s’était plus passé des services de Robert De Niro lorsqu’il s’intéressa à After Hours, œuvre d’abord confiée à Tim Burton que celui-ci abandonna bien volontiers lorsque le réalisateur de Raging Bull
fit part de son désir de la mettre en scène. Pas de De Niro, donc, et
une ambition moindre que pour ses films précédents, le budget de 4 500
000 dollars étant sensiblement inférieur, par exemple, à celui de son
film précédent, La Valse des pantins.
Sans être à proprement parler “underground” (difficile que ce le soit avec un réalisateur aussi reconnu), After Hours
a pourtant vraiment tout du film confidentiel, et pas uniquement parce
que son casting ne possède pas de stars (à part peut-être Rosanna
Arquette). Minimaliste et sans effets spéciaux, sans violence, il se
déroule dans un New York nocturne d’apparence très calme, et il tourne
autour d’un seul personnage aux allures d’américain moyen et quelconque,
celui de Griffin Dunne.
Tous les autres personnages ne sont au mieux que des satellites lui tournant autour, mais des satellites particulièrement agaçants, qui vont peu à peu faire tomber la façade tranquille de cette nuit new-yorkaise pluvieuse pour plonger Paul Hackett dans un désespoir de plus en plus marqué. Toute cette tourmente n’est pourtant conçue que de petites anecdotes quotidiennes : un billet de banque qui s’envole par la fenêtre d’un taxi, le rendez-vous chez une aventure d’un soir, l’augmentation du prix du ticket de métro, une caisse-enregistreuse qui refuse de s’ouvrir, une serveuse un peu trop collante…
Mis bout à bout, tous ces petits pépins insignifiants a priori
indignes de figurer dans un film forment un cauchemar dans lequel Paul
s’enfonce inexorablement sans apercevoir la moindre porte de sortie. Au
lieu de se résoudre comme ils auraient dû le faire dans un monde
logique, les menus problèmes ne font que s’accroître. Tout se ligue
contre Paul, et sa nuit semble ne jamais finir. Le but final, c’est à
dire tout simplement parvenir à rentrer chez lui (c’est dire si le film
semble au départ dépourvu de toute ambition), s’éloigne au fur et à
mesure de ses pérégrinations ubuesques. Paul doit à chaque fois
accomplir une action banale, qui immanquablement se mue en nouvelle
source d’embrouille jusqu’à ce qu’il comprenne que quoi qu’il fasse il
ne parviendra pas à fuir le quartier.
Fuyant une Marcy un peu trop
déséquilibrée, il part prendre le métro. N’ayant pas assez de sous du
fait de la hausse du prix du ticket, il trouve refuge dans un bar où
Tom, le sympathique tenancier (John Heard) propose de lui prêter de
l’argent. N’arrivant pas à ouvrir sa caisse, Tom prête les clefs de son
appartement à Paul pour qu’il lui ramène les clefs qui solutionneront le
problème. En chemin, le programmeur croit assister au cambriolage d’une
sculpture de Kiki, et bonne poire il court prévenir celle-ci, pour
finalement découvrir que Marcy s’est suicidée. De retour au bar de Tom,
il trouve les grilles fermées et doit attendre la réouverture chez une
serveuse coincée dans les années 60 qui ne le lâchera plus… C’est
l’escalade des embrouilles, d’autant plus irritante qu’elle repose sur
des babioles.
Sans être à proprement parler “underground” (difficile que ce le soit avec un réalisateur aussi reconnu), After Hours
a pourtant vraiment tout du film confidentiel, et pas uniquement parce
que son casting ne possède pas de stars (à part peut-être Rosanna
Arquette). Minimaliste et sans effets spéciaux, sans violence, il se
déroule dans un New York nocturne d’apparence très calme, et il tourne
autour d’un seul personnage aux allures d’américain moyen et quelconque,
celui de Griffin Dunne. Tous les autres personnages ne sont au mieux que des satellites lui tournant autour, mais des satellites particulièrement agaçants, qui vont peu à peu faire tomber la façade tranquille de cette nuit new-yorkaise pluvieuse pour plonger Paul Hackett dans un désespoir de plus en plus marqué. Toute cette tourmente n’est pourtant conçue que de petites anecdotes quotidiennes : un billet de banque qui s’envole par la fenêtre d’un taxi, le rendez-vous chez une aventure d’un soir, l’augmentation du prix du ticket de métro, une caisse-enregistreuse qui refuse de s’ouvrir, une serveuse un peu trop collante…
Mis bout à bout, tous ces petits pépins insignifiants a priori
indignes de figurer dans un film forment un cauchemar dans lequel Paul
s’enfonce inexorablement sans apercevoir la moindre porte de sortie. Au
lieu de se résoudre comme ils auraient dû le faire dans un monde
logique, les menus problèmes ne font que s’accroître. Tout se ligue
contre Paul, et sa nuit semble ne jamais finir. Le but final, c’est à
dire tout simplement parvenir à rentrer chez lui (c’est dire si le film
semble au départ dépourvu de toute ambition), s’éloigne au fur et à
mesure de ses pérégrinations ubuesques. Paul doit à chaque fois
accomplir une action banale, qui immanquablement se mue en nouvelle
source d’embrouille jusqu’à ce qu’il comprenne que quoi qu’il fasse il
ne parviendra pas à fuir le quartier.
Fuyant une Marcy un peu trop
déséquilibrée, il part prendre le métro. N’ayant pas assez de sous du
fait de la hausse du prix du ticket, il trouve refuge dans un bar où
Tom, le sympathique tenancier (John Heard) propose de lui prêter de
l’argent. N’arrivant pas à ouvrir sa caisse, Tom prête les clefs de son
appartement à Paul pour qu’il lui ramène les clefs qui solutionneront le
problème. En chemin, le programmeur croit assister au cambriolage d’une
sculpture de Kiki, et bonne poire il court prévenir celle-ci, pour
finalement découvrir que Marcy s’est suicidée. De retour au bar de Tom,
il trouve les grilles fermées et doit attendre la réouverture chez une
serveuse coincée dans les années 60 qui ne le lâchera plus… C’est
l’escalade des embrouilles, d’autant plus irritante qu’elle repose sur
des babioles.
A l’aide d’une mise en scène calculée
(récompensée à Cannes), d’une photographie soignée, d’acteurs
extrêmement bien dirigés (Griffin Dunne est prodigieux) et d’une musique
doucement ironique, Scorsese construit ce qu’il faut bien admettre être
une comédie surréaliste et kafkaïenne (du reste un des dialogues
reprend textuellement du Kafka) où tous les évènements finissent par se
lier les uns aux autres à la manière d’un complot. Paul se sent aliéné
par tout ce qu’il vit, il est seul dans un monde absurde où les gens
sont abscons et où les propos qu’ils tiennent sont coupés de son monde à
lui, celui de la rationalité. After Hours est une
galerie de personnages stupéfiants, allant de la lunatique Marcy
racontant que son ancien mari jouissait en pensant au Magicien d’Oz à
cette mégère s’amusant à déconcentrer Paul pendant qu’il compose un
numéro de téléphone, en passant par Kiki la sculpteuse avant-gardiste
impudique ou encore ce videur de discothèque qui refuse de faire entrer
Paul parce qu’il n’est pas coiffé d’une crête iroquoise. Le pire dans
tout cela étant que rien ne sort vraiment des limites du naturel. Tout
reste potentiellement possible, même si la malchance de Paul est hors de
proportion, et tout coule de source. Même un final qui avec un peu de
recul apparaît insensé.
Le spectateur est vraiment pris dans le torrent
des évènements, et de fait, l’humour s’accompagne d’un certain sentiment
de malaise. Se déroulant dans la nuit new yorkaise, After Hours
est un cauchemar enfiévré avec lequel Scorsese parle une nouvelle fois
de la ville qui lui est chère. Il reconnait l’étrangeté de New York, qui
s’étend jusqu’aux quartiers chics, mais il ne l’affectionne que
davantage. Pour lui, c’est une ville où tout peut arriver. Le portrait
qu’il en dresse ici est celui d’une cité détachée des réalités : chaque
étape de la nuit de Paul est un nouveau monde qui trouve sa place dans
une galaxie parallèle à celle que nous connaissons. Les rues sont
l’espace, les bâtiments sont les planètes qui restent à découvrir. Le
personnage principal est en quelque sorte sur une autre planète, version
déformée de la Terre régie par un destin, un hasard ou un dieu
facétieux qui s’acharne sur lui, l’intrus. Par identification, le
spectateur est aussi amené à penser que rien n’est vraiment
insignifiant, et les détails qui pourrissent la vie de Paul Hackett
pourraient être des exemples de la fameuse question posée par les
adeptes de la théorie du chaos : “le battement d’ailes d’un papillon au Brésil provoque-t-il une tornade au Texas ?“, bien entendu replacée dans le microcosme du New York nocturne.
Petit chef d’œuvre d’écriture et d’imagination, After Hours
gagnerait à être plus connu au sein d’une filmographie scorsesienne où
certes la concurrence est rude, mais où ce style d’humour new yorkais
kafkaien (un peu similaire à du Woody Allen, finalement) aurait
amplement de quoi rivaliser avec les films policiers. Hélas le
réalisateur abandonna très vite le filon comique, et avec lui cette
fausse légèreté qui poussa le public et la critique à bouder After Hours. Quoi qu’en un sens, ce côté “OVNI” lui convient parfaitement…MES CAPTURES
https://uptobox.com/g2c6vy1znnc4
ou
https://multiup.org/download/8cecb724738865d4adedae6859422604/after.rar
LA BANDE ORIGINALE
(NON OFFICIELLE, @320)
1. The Academy of Ancient Music and Jaap Schroder – Symphony D Major Allegro (2:14)
2. Howard Shore – 9 PM (3:18)
3. Manitas De Plata – Sevillanas (1:59)
4. Howard Shore – Midnight (2:45)
5. Robert & Johnny – You’re Mine (2:41)
6. Robert & Johnny – We Belong Together (2:49)
7. Rosie & The Originals – Angel Baby (2:48)
8. The Monkees – Last Train To Clarksville (2:48)
9. Joni Mitchell – Chelsea Morning (2:35)
10. Joni Mitchell – I Don’t Know Where I Stand (3:14)
11. Johnnie & Joe – Over The Mountain, Cross The Sea (2:18)
12. The Danleers – One Summer Night (2:14)
13. Bad Brains – Pay To Cum (1:27)
14. Howard Shore – 3 AM (3:15)
15. Peggy Lee – Is That All There Is? (4:21)
16. Howard Shore – 6 AM (2:31)
https://uptobox.com/yip0g8tws06w
ou
https://multiup.org/download/da459687d0f0bef89e47ab5f4ea45b2b/hours.rar
2. Howard Shore – 9 PM (3:18)
3. Manitas De Plata – Sevillanas (1:59)
4. Howard Shore – Midnight (2:45)
5. Robert & Johnny – You’re Mine (2:41)
6. Robert & Johnny – We Belong Together (2:49)
7. Rosie & The Originals – Angel Baby (2:48)
8. The Monkees – Last Train To Clarksville (2:48)
9. Joni Mitchell – Chelsea Morning (2:35)
10. Joni Mitchell – I Don’t Know Where I Stand (3:14)
11. Johnnie & Joe – Over The Mountain, Cross The Sea (2:18)
12. The Danleers – One Summer Night (2:14)
13. Bad Brains – Pay To Cum (1:27)
14. Howard Shore – 3 AM (3:15)
15. Peggy Lee – Is That All There Is? (4:21)
16. Howard Shore – 6 AM (2:31)
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Un bonheur ce film. Merci pour le partage.
RépondreSupprimerChef d'oeuvre absolu à mes yeux. Un grand grand merci...
RépondreSupprimerBonjour à toutes et à tous,
RépondreSupprimerJe recherche un film introuvable sur de nombreux blog comme le votre.
Il s'agit du film Icea Cream Man de 1995 avec le toujours suprenant et très bon Clint Howard.
Je ne sait pas si sa dit quelque chose à quelqu'un mais si ont pouvait juste me répondre-m'orienter . Merci d'avance et bien à vous +++
merci beaucoup
RépondreSupprimerUn grand merci pour le film :)
RépondreSupprimerMerci pour le film et sa BO
RépondreSupprimerUn film que j'adore et que je revois regulièrement..Merci pour le partage!
RépondreSupprimerExcellent moment, oui merci !
RépondreSupprimerMerci beaucoup ! Ça fait tellement longtemps que je l'avais pas vu !
RépondreSupprimerJe ne suis vraiment pas amateur de Scorsese, du moins pas de sa production post Raging Bull que je trouve routinière. Alors forcément j'avais adoré qu'il fasse After Hours et sorte enfin de sa fixette sur De Niro. A sa sortie, le film m'avait complétement embarqué dans ses incessants rebondissements, j'avais été sidéré par son rythme, séduit par son clinquant visuel (Coppola avait fait One from the heart peu avant mais c'était encore nouveau que le grain s'estompe).
RépondreSupprimerJe l'ai revu récemment après l'avoir laissé patiné par l'oubli (n'est-ce pas un bonheur que de redécouvrir un film que l'on a aimé ?) et il m'avait laissé sur ma faim. Gros coup de vieux esthétique, invraisemblances gênantes, interprétations décevantes (Griffin Dunne est hors cause, lui est impeccable), tout cela m'avait soudain paru vain. D'un coup mon After Hours ressemblait à ce qu'à l'origine il tournait en dérision, le milieu bobo arty loft qui lentement dans les années 80 transforma la créative jungle new yorkaise en musée aseptisé.
Je n'aime pas l'idée d'en rester là, donc merci pour le partage et le chouette texte qui l'accompagne, il m'a donné envie de refaire un tour de manège dans Soho.
Excellent souvenir. Un récit qui me fait beaucoup penser aux frères Coen.
RépondreSupprimerEt puis Linda FIORENTINO....
Pour moi c'est un sommet de sa carrière.
Bien au-dessus de tout ce qu'il a, hélas, fait (ou commis selon les films) après la clef de voûte "Casino".
Pour moi C'est un pur chef d'oeuvre
RépondreSupprimerje l'ai vu au moins 9 fois en salles et je ne compte plus les vision tv (surtout que j'en i fait mon mémoire de fin de scolaritée )
Pour rajouter à la petite histoire, la proposition de mettre en scene ce film vient des 2 producteurs du film Griffin Dunne et d'une actrice (dont le nom m'echappe à l'instant) et qui joua dans mean Street. c'est sur la premiere version raté de la tempation du Christ que Dunne proposa à Scorsese de le mettre en scene.
La fin ne satisfaisait pas Scorsese (un peu trop folle) et il fit des screening à ses amis Michael Powell, Terry Gilliam et c'est le réal du voyeur qui suggéra l'idée de la boucle. Par pure hasard un soir dans les surprises de canal plus dans les annees 90 je pris en cours de diff un court metrage en noir et blanc reprenant toutes les scenes coupées du film (avec d'autres acteurs) y compris la fin... impossible de remettre la main sur ce court metrage (pas si interessant que cela) mais qui m'intrigue. Si quelqu'un à une piste ?
En tout cas peut etre que le film à vielli, peut etre que le coté experimentale fait daté mais il restera à jamais dans mon histoire du cinema.
J'adore en particulier la scene dans le metro qui reste la plus kafkaienne qui soit mais il me semble qu'on est maintenant dans un monde qui ressemble de plus en plus à ce que dit le guichetier (je pourrais me saouler et raconter...)
Bonne découverte à ceux qui tenterons l'aventure.
Pour la BO elle est d'howard shore et fut editée sur une compil il y a une dizaine d'année
je ne connaissais pas l'affiche polonaise ? en tout cas elle est sublime
RépondreSupprimerExcellent film! Merci.
RépondreSupprimerUn grand merci pour ces excellents partages
RépondreSupprimerun film que j'avais pas mal aimé et pas revu depuis longtemps. Merci bien !
RépondreSupprimerMerci pour le partage, pas vu depuis longtemps, je m'en vais me rafraîchir la mémoire !
RépondreSupprimer