mHD [1080p]
Début des années 80, "Akira", le manga de Katsuhiro Otomo fait une
entrée fracassante dans la culture populaire du Japon. L’un des
personnages, Tetsuo, est un sale gosse humilié par ses amis dont le bras
enfle jusqu’à devenir un membre étranger et terrifiant. 1989, "Tetsuo"
débarque au cinéma dans le premier film de Tsukamoto. Et là, personne
n’en revient indemne ! Tourné dans un noir et blanc granuleux sous ou
surexposé, construit sur des séquences hallucinées et hallucinantes, des
accélérés hystériques, des stop-motions saccadés, des montages
cuts/hypercuts, "Tetsuo" est une fête foraine à lui seul, version trash
cyberpunk biomécanique… L’histoire de cet homme peu-à-peu transformé en
machine jusqu’à l’effroi nous roue littéralement de coups à force
d’images chocs, de bande-son glaçante et métallique signée Shu Ishikawa,
de rythme effréné et de scènes totalement surréalistes et violentes. Et
Tetsuo devient ainsi l’image repoussoir-cauchemar de l’homme plongé
dans la ville déshumanisante qui fait de lui sa prothèse, celle d’un
monde d’acier, artificiel, possédant sa propre logique aveugle et
terrifiante de colonisation.
Construit à nouveau autour des thèmes de l’humiliation et de la
vengeance "Tetsuo : The Body Hammer" met au centre de sa narration un
employé de bureau insipide et sans histoires, qui tente de faire face à
une bande de "cyborgs" quand elle agresse son gamin. Mais alors qu’il
tente de se défendre, la bande l’enlève et le soumet à des expériences
qui nouent chairs et métaux pour construire le nouvel homme, l’arme
suprême. Sauf qu’évidemment, Taniguchi n’en demandait pas tant même s’il
est prêt, maintenant, à venger toutes les humiliations. Alors que le
premier "Tetsuo" s’étalait dans un noir et blanc superbe, le second
s’empare de la couleur pour construire son récit entre bleu et rouge.
Les moyens de productions aussi sont nettement plus importants dans ce
second opus. Mais pour autant, la même furie destructrice préside à la
réalisation de cette seconde partie avec une autre variation sur la
colonisation de la chair par la machine.
"Tetsuo
III : The Bullet Man" ressemble à nouveau à une version cyberpunk de
Hulk. L’acteur anglophone Eric Bossick a les airs fadasses de Superman
en complet, lunettes et malette. Et il porte aussi à bout de bras sa
femme neurasthénique. Mais l’ennui bascule quand une voiture écrase
volontairement son seul bonheur, son gamin sous ses yeux (séquence choc
genre western apocalyptique). Totalement abattu, incapable de faire face
d’abord, sa colère prend le pas et la machine grandit en lui. La haine
produit la mutation, le métal qui s’immisce sous la peau a la texture de
la chaire. Mais il semblerait que rien ne soit dû au hasard.... Filmé
en HD qui permet toutes les souplesses et la froideur des images crues,
ce "Tetsuo" ose tout. Caméra portée et lancée tout azimut, angles de vue
acrobatiques, ellipses narratives puissantes et hallucinées, montage
surdécoupé, Tsukamoto va encore plus loin que dans les deux premiers
volets (si si, c’est possible !). Et si l’intrigue est minimaliste, le
final est grandiose !...
Voici donc la trilogie culte, en mHD
(sources RARBG, DVD Z2 Studio Canal et subtitleDB, format mp4 et srt à part).
(sources RARBG, DVD Z2 Studio Canal et subtitleDB, format mp4 et srt à part).
Cerise sur le gâteau, la bande originale complète, glaçante et métallique, de Chu Ishikawa!
Bonne séance!!
(Attention quand même, ça peut faire mal aux yeux, et aux oreilles!)
(Attention quand même, ça peut faire mal aux yeux, et aux oreilles!)
(Désolé pour les deux serveurs uniquement, multiup semble fâché avec moi!)
TETSUO: THE IRON MAN
Japon / 1989
Réalisation : Shin'ya Tsukamoto
Scénario : Shin'ya Tsukamoto
Production : Shin'ya Tsukamoto
Musique : Chū Ishikawa
Photographie : Kei Fujiwara et Shin'ya Tsukamoto
Montage : Shin'ya Tsukamoto
Décors : Shin'ya Tsukamoto
Costumes : Kei Fujiwara
Avec : Tomoro Taguchi, Kei Fujiwara, Nobu Kanaoka, Renji Ishibashi, Naomasa Musaka, Shin'ya Tsukamoto...
"Tetsuo est un salarié japonais comme il en existe des millions. Ses
cauchemars en revanche sortent de l'ordinaire. Une nuit, il rêve ainsi
que, assis au volant de sa voiture, il écrase un homme possédant une
jambe en métal grouillant d'asticots. Après avoir fait l'amour avec sa
maîtresse devant le cadavre, Tetsuo enterre l'homme. Mais, rongé par la
culpabilité, il voit son corps se transformer progressivement en machine
et libérer, contre sa volonté, des pulsions enfouies au plus profond de
lui. Et plus le métal progresse, plus son comportement devient
incontrôlable, jusqu'à ce que la mutation soit achevée..."
ou
TETSUO II: THE BODY HAMMER
Japon / 1992
Réalisation : Shin'ya Tsukamoto
Scénario : Shin'ya Tsukamoto
Production : Hiromi Aihara, Fumio Kurokawa, Fuminori Shishido et Nobuo Takeuchi
Musique : Chū Ishikawa
Photographie : Fumikazu Oda, Shin'ya Tsukamoto et Katsunori Yokoyama
Montage : Shin'ya Tsukamoto
Avec : Nobu Kanaoka, Tomoro Taguchi, Iwata, Sujin Kim, Keinosuke Tomioka, Hideaki Tezuka, Tomoo Asada, Torauemon Utazawa, Shin'ya Tsukamoto...
"Tomoo Taniguchi et son épouse Kana vivent tranquillement avec leur jeune
fils Minori. Mais un jour, l'enfant est enlevé et mis en pièces sous les
yeux de ses parents par un monstrueux skinhead. Fou de douleur, le père
se retrouve peu après prisonnier des assassins de Minori, membres d'une
organisation vouant un culte au dieu de la destruction. Il devient le
cobaye d'un savant qui fait sur lui des expérimentations psychiques et
virtuelles, qui ont comme conséquence inattendue de réveiller en Tomoo
une stupéfiante faculté. En effet, sous le coup de la colère, son corps
se transforme en une redoutable machine à tuer, mi-humaine,
mi-cybernétique. Il parvient à s'échapper, et rejoint sa femme, qui le
reconnaît à peine..."
TETSUO: THE BULLET MAN
Japon / 2009
Réalisation : Shin'ya Tsukamoto
Scénario : Shin'ya Tsukamoto
Production : Shin-Ichi Kawahara, Masayuki Tanishima, Shin'ya Tsukamoto
Photographie : Shin'ya Tsukamoto
Montage : Shin'ya Tsukamoto
Musique : Chū Ishikawa, Nine Inch Nails (theme)
Avec : Erick Bossick, Akiko Monô, Yûko Nakamura, Stephen Sarrazin, Tiger Charlie Gerhardt, Prakhar Jain, Shin'ya Tsukamoto, Michael Ducan...
"Né de père américain et de mère japonaise, Anthony vit à Tokyo avec sa
femme Yuriko et leur petit garçon Tom. Alors qu’ils reviennent de
l’école, Anthony voit son fils se faire renverser par une voiture qui
prend immédiatement la fuite. Le choc va éveiller des émotions violentes
en lui et son corps se met à se transformer. Quand le chauffard
réapparait, Anthony mute en une masse métallique – une arme humaine
dévastatrice alimentée par une rage incontrôlable..."
https://1fichier.com/?1ypxq37iaxt0l0owva20
ou mon DVDRip
inclus un entretien avec Julien Sévéon
ou
Les Bandes Originales De
Chū Ishikawa (FLAC)
https://uptobox.com/lj8u41v055e4
ou
https://1fichier.com/?pn4l11745qrjfpc8ge3j































































Merci beaucoup !
RépondreSupprimermerci pour la bo :-)
RépondreSupprimerMerci pour l'intégrale !!!
RépondreSupprimerSuper ! merci beaucoup pour cet énorme partage ! Il me manquait la BO. :)
RépondreSupprimergénial , j'ai le DVD avec les 2 premiers et le 1er en vinyl; merci pour ces belles versions centralisées cher Locostone/H. cheers.
RépondreSupprimerun grand MERCI !! je voulais me faire la BO il y a peu mais impossible de l'écouter... et visionner également le 3eme film que j'avais dénigré à l'époque (à tort?!) - donc merci pour cet ajout.
RépondreSupprimerHello !
RépondreSupprimerTout d'abord merci à vous pour avoir partagé avec nous ces indispensables films de Shin'ya Tsukamoto et la musique de Chū Ishikawa .
J'ai lu ceci sur Wikipedia :
" Tetsuo est le premier volet d'une trilogie sur Tokyo, qui se poursuivra en 1992 avec Tetsuo II: Body Hammer et se conclura en 1995 avec Tokyo Fist.
Il est également le premier film de la trilogie Tetsuo, dont le troisième film, Tetsuo: The Bullet Man, tourné dans le plus grand secret, fut projeté pour la première fois durant la Mostra de Venise 2009. "
Tetsuo appartiendrait donc à 2 trilogies différentes mais qu'en est il exactement ?
Encore merci et bravo pour ce post d'enfer
Merci pour ce retour aux sources
RépondreSupprimerMerci beaucoup!
RépondreSupprimerUn grand merci pour cette trilogie
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