BDRip 1080p
Royaume-Uni / 2019
Réalisation et scénario : Rose Glass
Direction artistique : Isobel Dunhill
Décors : Anna Mould
Costumes : Tina Kalivas
Photographie : Ben Fordesman
Musique : Adam Janota Bzowki
Montage : Mark Towns
Avec : Morfydd Clark, Jennifer Ehle, Lily Knight, Lily Frazer, Turlough Convery, Rosie Sansom, Marcus Hutton, Carl Prekopp, Noa Bodner...
"Maud, infirmière à domicile, s’installe chez Amanda, une célèbre danseuse fragilisée par la maladie qui la maintient cloîtrée dans son immense maison. Amanda est d’abord intriguée par cette étrange jeune femme très croyante, qui la distrait. Maud, elle, est fascinée par sa patiente. Mais les apparences sont trompeuses. Maud, tourmentée par un terrible secret et par les messages qu’elle pense recevoir directement de Dieu, se persuade qu’elle doit accomplir une mission : sauver l’âme d’Amanda..."
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La question se pose dès les premiers plans ambigus : Maud est-elle une infirmière ou une psychopathe ? L’instant d’après, lorsque la Britannique Rose Glass filme de la sauce tomate qui pourrait bien être du sang en ébullition, le film fait preuve de malice – et la cinéaste sait jouer avec les tons et les perceptions. On ne dévoilera rien des mystères de Saint Maud, mais on peut dire que le film est assez habile avec le faux semblant.
Saint Maud se déroule dans un « faux » Coney Island. L’histoire, initialement écrite pour se dérouler dans les années 60, a lieu aujourd’hui, mais on peine à croire à ce « faux » contemporain. Maud est employée dans une sombre demeure comme garde-malade d’une mourante, à moins qu’il ne s’agisse du manoir hanté par une fausse Norma Desmond. Glass cite les anciens thrillers psychologiques de Polanski comme modèles de tension fantastique ménageant réalité et hallucinations (comme Rosemary’s Baby et Répulsion) ce qui ici se ressent.
D’où nait le fantastique dans Saint Maud ? Au plus profond de son héroïne, atteinte de crise mystique et dialoguant avec Dieu. « On ne voit que ce qu’on a envie de voir » dit-on dans le long métrage ; cela s’applique à l’héroïne, à ses interlocuteurs comme au genre fantastique en général. Glass exploite à merveille cette hésitation, sur le réel et le fantasme, sur la foi et l’espoir, sur la dévotion et le jeu. Amanda, la femme malade dont Maud s’occupe, était une chorégraphe et a écrit un ouvrage intitulé The Body is a Stage (le corps est une scène – mais cela pourrait signifier aussi le corps est une étape). Maud en tant que très pieuse infirmière s’imagine sauveuse et performe ce rôle comme sur une scène. Son corps, dans cette optique divine, n’est effectivement qu’une étape. Glass explore avec complexité les facettes de ses héroïnes, et en premier lieu celle incarnée par l’épatante Morfydd Clark, qui n’est jamais entièrement ceci, ni entièrement cela. Et qui semble en tout cas toujours au bord du basculement.
Le film en ce sens est extrêmement généreux. La lumière est poisseuse, l’atmosphère lugubre, le rythme assez lent, mais il donne en permanence. C’est un film très retenu et très spectaculaire, parfaitement sérieux et pourtant drôle ; combien de cinéastes débutants font preuve d’autant de dextérité d’écriture ? Saint Maud est un film, on l’a dit, qui parle de la perception du monde par son héroïne, mais qui invite également le spectateur à se questionner sur ce qu’il voit. Qui possède qui dans cette maison ? Qui a besoin d’être sauvée ? « Plus rien ne semble réel », cette réplique résonne lors des décrochages de Saint Maud où l’on perd délicieusement pied.
Lors d’une scène de Saint Maud, la jeune infirmière se place devant sa croix pour prier. Le cadre, la couleur, sa tenue : tout rappelle une image identique dans Paradis : foi de l’Autrichien Ulrich Seidl. C’est là un autre film qui parle de protagonistes cherchant le bonheur au mauvais endroit. C’est là aussi un film qui laisse ouvertes toutes les ambigüités sur des personnages pas facilement aimables. La progression de Saint Maud est diabolique, mais ses trous d’air viennent faire vaciller nos certitudes comme celles de personnages à l’écran. La musique, dont un thème en particulier rappelle celle de Mica Levi pour Under the Skin, souligne cet étrange goutte-à-goutte jusqu’au débordement. L’apothéose finale est impressionnante, précédée un peu plus tôt d’un plan (avec l’héroïne transie devant la maison) qui semble déjà immortel. Auréolé d’un buzz en or, Saint Maud est en effet un trésor (...)
Pas inédit mais je voulais le partager...
Un ami (merci Olive) m'a fourni une version assez lourde (7G) mais avec une VF.
J'ai juste fait un remux avec une version de RARBG,
plus légère et de qualité je l'espère.
Bon film!
...
https://uptobox.com/5l1qpym2m5sd
ou
https://1fichier.com/?nf0blt3ayuroknpii151
LA BANDE ORIGINALE (@320)






























Merci beaucoup.
RépondreSupprimerMerci,je vais le matter, ça donne envie
RépondreSupprimerCool, je suis tenté. Ça fait un bail que j'ai pas maté (jusqu'au bout) un film qui a moins de 30 ans )))
RépondreSupprimerUn film tout récent, ça va me changer aussi merci!
RépondreSupprimerMerci.Pour le film et l'OST
RépondreSupprimerMoi, quand on me donne les premier Polanski comme référence, je ne réfléchis pas, je prend ! Merci, des bons films ambiancés sans être hystérique ou pompeux (elevated horror, quelle stupidité...) Comme si les films d'horreur d'avant les millénials n'avait jamais eu de contenu.
RépondreSupprimerConnais pas du tout, mais vu le texte d'intro, je vais me laisser tenté. Merci pour le partage.
RépondreSupprimermerci
RépondreSupprimerYesss Merci pour la VO (ainsi que la bande son) !
RépondreSupprimerExcellent thriller - horreur psychologique... selon moi un must
RépondreSupprimermerci !
RépondreSupprimerBien vu Loco.
RépondreSupprimerGrand prix Gérardmer 2020 Saint-Maud aurait dû sortir en salles le 25 Novembre dernier. Personnellement j'attends une vostfr ou mieux de le voir en salle un jour ou l'autre (on peut toujours rêver, non ?).
Franchement..... Vraiment pas terrible !!!!
RépondreSupprimerJe trouve au contraire que c'est un très bon film film.
RépondreSupprimerDeux excellentes actrices, une réalisation convaincante, et j'ai apprécié le soin apporté à l'éclairage et à la photographie.
Oui, il est lent, et plutôt austère mais l'histoire m'a intéressé.
Dommage qu'on ne puisse pas avoir une version complète officielle.
Merci pour cette petite nouveauté qui m'intrigue !
RépondreSupprimerMerci pour le film et la B.O.
RépondreSupprimerMerci do nous proposer ce film.
RépondreSupprimerRicco
après visionnage, superbe film
RépondreSupprimerla photo , l'atmosphère , le jeu halluciné de l'actrice
merci beaucoup^^