WEBRip 1080p
Belgique / France Irelande / 2020
Réalisation : Vincent Paronnaud
Scénario : Vincent Paronnaud, Léa Pernollet, Stephen Shields
Photographie : Joachim Philippe
Montage : Nicolas Sarkissian
Musique : Olivier Bernet
Avec : Lucie Debay, Arieh Worthalter, Ciaran O'Brien, Jean-Mathias Pondant, Kevin Van Doorslaer, Gilles Vandeweerd...
"Deux tueurs parcourent le pays. Des cadavres de femmes fleurissent sur leur passage. À cause d’un accident de voitures aux abords d’une forêt, leur dernière proie réussit à s’échapper. Une course poursuite sans merci s’engage alors dans les bois entre Eve et ses poursuivants. Pour espérer échapper aux prédateurs, la jeune femme n’aura qu’un seul allié : la forêt."
Un serial killer, c’est déjà beaucoup. Mais lorsque ce sont deux maniaques qui laissent des cadavres de jeunes femmes derrière eux, le pire est à craindre. Eve leur a survécu mais les meurtriers ne vont pas en rester là. Elle fuit à travers les bois avec la nature comme seule alliée…
Avec à son affiche la belge Lucie Debay, Hunted cherche a transcender le genre du slasher en lui ajoutant une touche de survival et en s’évertuant à écrire un film aux nombreux messages. Si la réalisation du film est bien belge, il n’en est pas moins réalisé en anglais aidé comme il se doit par une équipe irlandaise. On le sait bien, les anglo-saxons sont plus enclins à créer du cinéma de genre. Un détail qui n’empêche pas notre traditionnelle héroïne, Eve, de parler avec son léger accent français. C’est son calvaire auquel assistera pendant plus d’une heure et demie un spectateur féru d’horreur qui pourrait bien y prendre beaucoup de plaisir. Puisque Hunted a le mérite de tenter d’induire plusieurs sous-titres sociétaux, d’utiliser son cadre avec brio, de créer des montées en tension efficaces et de montrer avec détails fournis les blessures de ses personnages.
Pourtant c’est surtout sur la superposition de couches que s’appuie ici ce récit en plusieurs temps. D’entrée de jeu, à travers une fable conté au joli graphisme, le film de Vincent Paronnaud s’évertue à vanter la nature – représentée par la forêt- comme étant protectrice et bienveillante. Protectrice oui mais de la femme surtout, l’homme y étant montré comme un prédateur impitoyable. Dès lors que l’on rencontre Eve, elle n’a de cesse d’être maltraitée par l’homme, professionnellement mais aussi dans ses rencontres où drague lourde et harcèlement flirtent beaucoup trop ensemble. L’homme n’est-il qu’un prédateur selon notre réalisateur ? Non, il ne faut pas non plus étendre le propos dans sa caricature, mais l’home qui détruit mère nature tout comme il cherche à détruire la femme est ici diabolisé. Diabolisé comme dans un conte inversé d’ailleurs puisque le clin d’œil au Petit Chaperon Rouge sonne comme une évidence : capuche rouge pour la jolie Eve, pourchassé dans les bois sauf qu’ici le grand gentil loup s’oppose au méchant chasseur.
La quête de nos serial killers avec en chef de meute l’excellent Arieh Worthalter conduit tout ce beau monde vers une traque sans pitié en forêt. Celle-ci se révèle être le véritable personnage principale de notre histoire, bienveillante envers une héroïne pourchassée. Les incestes et animaux y sont filmés avec amour tout comme la vie sauvage belle et mystérieuse. Pour pousser le propos sur l’écologie Paronnaud s’offre même une séquence incluant un papier jeté dans la nature, amusant stratagème pour souligner ses dires.
Si ces deux points semblent défendus avec ferveur offrant au détour de cette quête quelques scène gores et une tension bien maîtrisée, le film change étrangement de ton dans son dernier chapitre.
Si celui-ci qui fait irruption dans l’oeuvre à coup de peinture bleue, il surprend profondément. Graphisme poussé et humour se mêlent alors à la partie dans une série de scènes fascinantes et d’un déferlement de rage si bien géré qu’il finit par faire écho dans la chaire de son spectateur. Oui mais cette série de plans visuels, et bien faits, semblent s’additionner sans logique si l’on se réfère à la première partie. Ils sont pour autant un beau moment de plaisir pour les adeptes des survivals et autres slashers mais manquent de fluidités avec l’ensemble et donne l’étrange impression qu’on a changé de film ou bien peut-être que les idées proliféraient au moment de l’écriture et qu’il a fallu tout additionner ensemble. Ce ton trouvé pourtant en dernière partie de métrage est probablement le plus jouissif, celui qui marque le plus l’esprit et appuie en quelque sorte le propos jusqu’alors énoncé en le submergeant d’émotions fortes.
Hunted s’avère être un plaisir à ne pas bouder, transformant les codes du slasher classique pour mieux lui donner un sens et un matériau novateur. Son grain de folie final complètement jouissif pourrait bien et on l’espère dans le futur être le traitement d’un métrage entier qui serait détonnant. Le cinéma d’épouvante va si bien à nos émotions !
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Grand merci
RépondreSupprimerça a l'air bien bien cool, merci pour la belle découverte Loco & la team. bravo.
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerFun, surprenant et appliqué. Merci beaucoup !
RépondreSupprimerEst-ce que le vincent paronnaud réalisateur est le même que le déssinateur winshluss ? D'après imdb on dirait bien. Si c'est le cas j'imagine que le film est nihiliste et noir à souhait ...
RépondreSupprimerMerci beaucoup !
RépondreSupprimerMerci pour ce film.
RépondreSupprimerRicco
Un film qui sent bon la nouveauté, merci ! par contre "Les incestes et animaux y sont filmés ..." c'est étrange !! Bref merci !!
RépondreSupprimerVu, vraiment bizarre, plutôt pas mal, merci.
RépondreSupprimerMerci !
RépondreSupprimerSalut à tous, un personne aurait un lien valide pour moi , celui qui stouve sur l'annonce est mort . Bien à Vous
RépondreSupprimerBonjour à tous, auriez-vous encore ce film svp ? Merci d'avance
RépondreSupprimerJe n'ai pas.
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