Titre original: LE MONACHE DI SANT'ARCANGELO
Réalisation: Domenico Paollela
Scénario: Tonino Cervi
Musique: Piero Piccioni
Pays d'origine: Italie / France
Format: MKV
Taille du fichier: 2,19
Durée: 103 mns
Genre: Drame
Audio: Français / Anglais / Italien
Texte: FR UTF-8 (Traduction: Uncle Jack)
Avec: Anne Heywood, Luc Merenda, Martine Brochard
En 1577, la mère supérieure du couvent du St Archange est malade.
Mère Giulia complote afin de prendre sa place...
REPACK VF + VA + VI + SRT PAR HUMUNGUS,
MERCI A FULCI67 POUR LE RE-UP !
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CI-DESSOUS, UNE BELLE ANALYSE DU FILM ET DE
LA CARRIERE DE LUC MERENDA PAR NOTRE TINTERORA PRÉFÉRÉ.
Les religieuses de Saint-Archange : une histoire de nonnes et de bourreaux !
Petite production italienne, soignée, de 1973, "Les religieuses de Saint-Archange"
aurait pu constituer un film qui aurait été oublié par le temps et les cinéphiles,
si ce n’est grâce à son casting parmi les plus intéressants.
Cela lui permet, quelque part, de retenir l’attention des cinéphiles
du cinéma de genre. Et pourtant, ce n’est pas son casting, constitué quand même
de Luc Merenda, Martine Brochard, Anne Heywood ou encore la toute jeune, alors,
Ornella Mutti, qui permet à notre film de s’imposer dans les esprits mais bien son résultat final.
Bref, un film parmi les plus intéressants, en dépit de son sujet austère, qui demeure une pépite,
non pas du cinéma italien de genre, mais bien du cinéma italien tout court.
1577, Naples demeure gouverné par le Royaume d’Espagne. Justement,
le couvent de Saint-Archange va donner l’exploitation de terres à
un archevêque qui conféra à ce dernier une importante manne financière.
Mais ce don va dépendre de l’abbesse du couvent et l’actuelle ne va pas tarder à rendre l’âme.
Les trois prétendantes à ce titre attendent donc de pouvoir être choisie mais l’une d’entre-elles
va user de stratagème machiavéliques afin de confier ses rivales à l’inquisition.
Sous quel motif ? Que le diable aurait perverti les autres nonnes.
Le vicaire Carafo, joué par Luc Merenda, se rend donc à Saint-Archange
afin de faire respecter les lois divines et cela sera le début d’un grand drame.
Film au sujet austère, mise en scène et joué avec rigueur, rien, ou presque, n’apparaît
réellement divertissant dans ce histoire qui demeure bel et bien
un drame, historique, visant à dénoncer l’irruption d’intérêts totalement économiques
sous couvert d’institution ou de pratiques religieuses.
Là où les hommes, en l’occurrence les femmes, peuvent être brisées
au nom, fallacieux, de la religion, en dépit de toute compassion humaine,
Les religieuses de Saint-Archange dénonce un fait, prétendument véridique,
mais qui prend un sens tout particulier à l’écran.
Et c’est d’ailleurs la grande réussite de notre film. Indiscutablement,
la réalisation du film, saluons le travail de Domenico Paolella.
Notre réalisateur s’était surtout illustré dans des films de péplum,
tendance Hercule, parmi les plus réputées qui furent, alors, à l’époque.
Il parvient à donner à notre film un rythme, un intérêt et une direction pour
le moins plaisante à cette histoire austère qui bascule dans le drame.
En effet, "Les religieuses de Saint-Archange" démontre, à l’écran,
une certaine étincelle, qui rend cette histoire dynamique et captivante
à suivre. Un petit miracle de réalisation ? Probablement, car notre film,
sous la caméra d’un autre, aurait sans doute été pénible à suivre et
le résultat plus oubliable.
"Les religieuses de Saint-Archange" sont classées, la plupart du temps,
dans le rayon de la « Nunsploitation ». Personnellement, je serais d’un avis
contraire car il s’agit, encore une fois, d’un film historique, qui ne cherche
ni le sensationnalisme à ce courant, ni même quelque charge érotique,
mais bel et bien à raconter, le plus fidèlement possible, une réalité ainsi
que les vicissitudes d’une époque où la femme était broyée à la fois au
nom d’intérêts qui la dépasse (l’archevêque) mais également au nom
de la rigueur religieuse d’alors (le Vicaire).
Le Vicaire était alors interprété par un acteur de choix, Luc Merenda.
Acteur très intéressant au parcours incroyable, Luc Merenda, né en 1943,
fit du mannequinat puis arriva un peu par hasard au cinéma avec
quelques productions, d’abord française, rappelons qu’il fut OSS117 en son temps,
puis accéda à de très grosses productions avec Soleil Rouge (où il garde
une certaine rancœur envers Alain Delon, de même qu’il conserve encore
un souvenir fantastique de Toshiro Mifune) ou encore le Mans (son rôle
fut réduit à l’écran sous la pression de Steve McQueen).
Ce fut un peu par hasard, mais également par goût de l’aventure que
notre homme se rendit en Italie. Il joua alors dans deux westerns détendus,
le personnage de "Cosi Sia/Amen" qui avait pour particularité de se battre avec les pieds.
En effet, notre homme était assez athlétique et pratiquait la boxe française.
L’époque baignait dans une certaine effervescence dans le cinéma d’italien
alors en plein dynamisme. Les besoins de tête d’affiche réels.
Luc Merenda, grâce à un agent dynamique, put jouer d’abord de tout
(le drame amoureux avec "La ragazza Fuoristrada" qui raconte un mariage mixte
entre une femme noire et un homme installé),
"Les religieuses de Saint-Archange" mais également "Torso".
Ce dernier film l’amène à collaborer avec Sergio Martino, réalisateur brillant et,
alors, parmi les plus capables de son époque, ce qui le mena vers son succès
le plus retentissant :"Milano Trema".
Connu en France sous les titres: "Police parallèle en action/
Rues de la violence", Milan tremble installa de manière foudroyante
notre acteur au firmament du box-office italien puisque ce film fit
des millions d’entrées en Italie et le révéla, alors, au grand public.
Luc Merenda y trouva d’ailleurs un type de rôle qu’il interpréta à merveille
et qui façonna instantanément son image à l’écran : celui du flic froid, attentif,
à fleur de peau, capable d’exploser une fois que les limites sont franchies
et qu’il faut à tout prix éviter d’embêter.
Le rendu de cette performance à l’écran produit, aujourd’hui encore,
un rôle minéral, de flic prêt à tout casser et la présence magnétique de
Luc Merenda imprimait fort bien l’écran.
Une assez belle composition qui demeure, pourtant, presque le contraire
de ce qu’est Luc Merenda dans la vie de tous les jours. Un homme charmant,
doté d’un énorme charisme, révolté en permanence par toutes les injustices du monde
et qui est capable de nouer, pour peu que vous puissiez vous faire adopter par lui,
une relation chaleureuse et profondément humaine.
Cette composition de flic, qui n’a nulle autre pareil à l’écran dans cinéma policier,
Luc Merenda le rejouera plusieurs fois dans des films de Fernando Di Leo,
où il trouva son chef d’œuvre définitif, "Salut les pourris" mais également
avec Michele Massimo Tarentini, "Calibre magnum pour l’inspecteur" et encore
d’autres films, parfois moins intéressants, qu’il admet volontiers, avec
une honnêteté désarmante, avoir joué pour des raisons économiques.
En effet, Luc Merenda avait pour grande idée de jouer le maximum de rôle dramatiques
et cela dans de multiples registres mais le succès majeur de "Milano Trema",
ainsi que l’effondrement du cinéma populaire italien le cantonna, malgré lui,
dans le cinéma d'’action. En dépit de cela, Luc Merenda était toujours partant
pour jouer dans des comédies: "Mais qui chauffe le lit de ma femme ?",
des films dramatiques tel que "Action" ! de Tinto Brass ou encore "Le parfum du diable".
Peut-être que tout était allé, alors, trop vite et Luc Merenda se tourna dans les années 80
vers la télévision, italienne, où il joua sous la réalisation de Mario Caiano,
puis française, où il connut un second succès majeur avec "Chateauvallon".
Mais notre acteur avait envie d’autres aventures…
Ce fut alors vers une reconversion heureuse vers l’antiquité, où Luc Merenda est devenu,
avecson épouse, un expert de l’art oriental parmi les plus réputés qui soient,
aujourd’hui encore. Il put, en quelque sorte, boucler la boucle avec un téléfilm réalisé
par Samuel Fuller en 1990: "La madonne et le dragon" mais également
un petit caméo via "Hostel II" où ce fut... Quentin Tarentino qui lui fit
la demande par téléphone ! La preuve, en quelque sorte, que le cinéma peut constituer
un cycle, dans une vie bien remplie, et que Luc Merenda peut légitimement
se sentir fier de son parcours au cinéma, que ce soit avec Fernando Di Leo,
Tinto Brass, Sergio Martino où encore "Les religieuses de Saint-Archange"
qui lui permit,alors, de s’investir dans un rôle exigeant, complexe, dans
le rendu à l’écran, aujourd’hui encore, demeure infiniment estimable.
Nous retiendrons donc de notre film, qui demeure à découvrir, un cinéma historique
qui demeure toutefois fort agréable à suivre, mais qui s’inscrit définitivement
dans un courant qui porte, parmi ses meilleurs représentants,
"Liens d’amour et de sang/Beatrice Cenci" de Lucio Fulci et,
avec davantage de moyens, "Le nom de la rose".
"Les religieuses de Saint-Archange", grâce à la qualité de sa réalisation ainsi
que de celle de ses interprètes, s’impose comme le trait d’union idéal entre ces deux films.
Les Religieuses du Saint Archange , Sœurs de Satan ,(Le Monache di Sant'Arcangelo) The Nun and the Devil (1973) mieux vaut avoir ses quatre titres différents pour ne pas s’emmêler les pinceaux et le retrouver plus tard , j’avoue avoir un faible pour le titre Anglais. J'apprécie un bon film historique costumé mais ici est ce réellement le cas ?! c'est ce que semble penser TINTERORA le pourfendeur de Bronzi, perso je ne le sais pas encore mais je vais y remédier ...
RépondreSupprimerMerci Uncle Jack pour avoir défriché ce pan de cinéma étrangers méconnus chez nous....
Merci Uncle Jack pour ce titre dans un genre mal connu et peu représenté, ainsi d'ailleurs que son émanation un peu dégénérée qu'est le décamérotique d'ailleurs encore plus rare, et Tinterora pour cette présentation.
RépondreSupprimerMerci Beaucoup .
RépondreSupprimerJe me rappelle de ce film dans la rubrique "le coin des VO" de l'UFSF. J'avais attaqué un ST à partir de rien (car n'en trouvant aucun), et une fois arrivé à la fin (avec encore pas mal de retranscription à faire), le nouveau rip sort avec ses ST anglais. Je me lance alors dans leur traduction. Et c'est ce matin, à 208 lignes de la fin que je découvre cette traduction. Comme quoi il y a des projets où l'on n'est pas en train. Merci cher Uncle Jack pour cette traduction (y compris les interview, du pain béni !) / publication qui me soulage d'un projet qui me tenait à coeur. Je pourrais donc m'occuper d'autres couvents ! Amen !
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour le film et les bonus !
RépondreSupprimerMerci pour ce film.
RépondreSupprimerJe l'ai jamais vu, mais avec une présentation aussi réjouissante je vais y remédier. Merci pour le travail et le partage
RépondreSupprimerGrand merci pour ce film et les bonus. Belle distribution féminine
RépondreSupprimerAyant fait récemment des repacks du nom de la rose et de beatrice cenci (perso ) j avoue que cette inhumation m interpelle en diable ! Merci uj. Et tinterora pour la belle prez ainsi que les bonus cheezy, oh my gode !
RépondreSupprimermerci
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ce film
RépondreSupprimeret merci pour les interview et leurs trads^^
Merci pour la découverte.
RépondreSupprimerMerci pour l'article, les bonus, les sous-titres et le film bien sûr.
RépondreSupprimerexcellente présentation, merci
RépondreSupprimerMerci beaucoup aussi.
RépondreSupprimerGrand merci pour les sous-titres !!!
RépondreSupprimerFilm intéressant, malgré un aspect assez austère. Ce n'est pas un film d’exploitation. Les acteurs sont bons, décors et costumes de qualité. La réalisation est parfaite. La fin est marquante.
RépondreSupprimerMerci pour cette découverte.
Merci pour cette pépita Italianna.
RépondreSupprimerMerci Uncle jack pour ce Nunsploitation
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerGrand merci - Gaetano
RépondreSupprimerMerci beaucoup
RépondreSupprimerGrand merci
RépondreSupprimerMerci pour la mise à jour avec la VF.
RépondreSupprimerMerci Uncle Jack pour cette rareté . Et merci à Tinterora pour le papier sur Meranda dont on imaginait pas quand le grand public le découvrait dans " Châteauvallon " qu'il avait une carrière si interessante en Italie . A signaler dans le film la présence de Muriel Catala , très belle actrice des 70's à la carrière trop courte vue dans " Verdict " avec Gabin et Sophia Loren entre autres .
RépondreSupprimerC'est tout à fait vrai pour Luc Merenda !
SupprimerPersonnellement, j'avais vu, gamin, Chateauvallon à la télévision (à l'âge de 10 ans !) sans rien trop comprendre ! Je me rappelle d'ailleurs, une paire d'année plus tard, avoir vu une revue de filles type Ok ou Podium avec une nana qui demandait qui était ce si beau Luc Merenda ?...La réponse, documentée, citait justement ses films en italiens. Quelle ironie, en ce qui me concerne, de connaître précisément ces films une fois adulte !
Pour avoir eu la chance d'avoir rencontré Luc Merenda, et conversé pas mal avec lui, c'est un homme qui possède encore un charisme incroyable et qui sait vous mettre dans sa poche, mais qui distille encore un caractère à la fois humaniste autant que farouche. Bref, l'une des mes meilleures rencontres d'un homme de spectacle !
Merci pour ce film inconnu pour moi
RépondreSupprimerNouveau lien !
RépondreSupprimerEcore merci Uncle Jack
SupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
SupprimerMerci fulci67
SupprimerBonjour,
RépondreSupprimerest-ce que c'est possible de remettre un lien valide ?
Merci par avance.
Nouveau lien !
SupprimerMerci beaucoup Uncle Jack !
SupprimerUn Grand Merci Uncle Jack 😉
Supprimerbonjour vous pouvez mettre le fichier pour le film LES RELIGIEUSES DU SAINT ARCHANGE 1973 VF + VA + VI + SRT (BRrip) s'il vous plais merci
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerLuc Meranda acteur ? Le carisme d'une huitre...
RépondreSupprimerMerci pour ce up.
Peut-être mais charisme s'écrit avec un "H" !
SupprimerComme huître , bien relevé Uncle Jack !
SupprimerDans un moment d'absence, j'étais passé à côté.
RépondreSupprimerAlors un grand merci à vous pour le reup.
Merci pour ce réup ! Moi qui voulait apprendre comment les couvents fonctionnent, je vais le découvrir avec ce reportage...
RépondreSupprimerToujours aussi plaisant et instructif de lire Tinterora . D'ailleurs l'évocation du téléfilm de Fuller , "La madonne et le dragon" a éveillé beaucoup de curiosité chez moi . Est il facilement disponible et visible ?
RépondreSupprimerMerci Uncle Jack , Humungus et ce cher Fulci . Je n'ai jamais entendu la version VF de ce film .
Merci Ciné-Bis-Art !
Il est ici.
Supprimerhttps://stalkerjany.blogspot.com/2021/03/la-madone-et-le-dragon.html#more
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Supprimermerci
RépondreSupprimerMerci pour cette découverte !
RépondreSupprimerMartin Dollman