France / 1984
Réalisation : Andrzej Żuławski
Scénario : Andrzej Żuławski et Dominique Garnier d'après son roman
Musique : Alain Wisniak
Photographie : Sacha Vierny
Montage : Marie-Sophie Dubus
Avec : Valérie Kaprisky, Francis Huster, Lambert Wilson, Patrick Bauchau, Gisèle Pascal, Roger Dumas, Diane Delor, Jean-Paul Farré, Olivier Achard, Yveline Ailhaud...
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"Ethel, femme volage, gagne sa vie en posant nue mais souhaite devenir comédienne. Bien que son jeu de scène soit franchement médiocre, elle est remarquée, lors d'une audition, par le metteur en scène allemand Lucas Kesling. Ce dernier prépare une version très personnelle des Possédés de Dostoïevski et offre un rôle à la jeune femme dont il ne tarde pas à faire sa maîtresse..."
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Un an avant l'Amour braque et son romantisme décharné et tragicomique, Zulawski réalise cette fable violemment grinçante et satirique sur le milieu du spectacle. Lucas Kesling est un vrai mégalomane adulé par la critique qui rencontre la jeune Ethel, dont l'auteur semble se moquer à demi-mot : l'actrice cabotine volontairement, pour satisfaire les attentes de Lucas dont elle deviendra rapidement la maîtresse.
Devant le piège d'une œuvre prétentieuse qui ferait de la mise en abîme gratuitement, Zulawski brouille les pistes, fait éclater tous les lieux communs, et l'effusion passionnelle prend le relais. Le film devient complexe, les sous-intrigues se multiplient sans aucun lien apparent, la trame se perd sans beaucoup d'explications. C'est là toute la force de ce film baroque que de tromper les attentes du spectateur, de déchiqueter les tonalités, par simple plaisir de faire dans l'anarchie filmique.
De plus, Zulawski sait insérer des scènes d'une surprenante beauté dans cette farce hystérique communicative, grâce à la maestria formelle du cinéaste. Le spectateur découvre une profusion d'idées de cinéma, d'esthétiques différentes, du sordide des scènes de sexe, comme toujours très frontales, et des appartements parisiens miteux, à la valse romantique d'une ballade nocturne dans la capitale.
En 1984, la présentation à Cannes attira aussi bien des sifflets que des applaudissements, le grotesque volontaire du film sait aussi bien être sublime que ridicule. Mais en tous cas, Zulawski sans prendre de gants, força le respect pour son dynamisme et cette énergie comparables à aucune autres.
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Joli cadeau, merci Locostone.
RépondreSupprimermerci beaucoup Locostone ! cool
RépondreSupprimeraprès avoir adulé (et je pèse mes mots) "Possession", (plus que "l'Important c'est d'aimer" pourtant un film puissant), j'ai été terrassé par cette "Femme Publique" - et je n'étais pas le seul, à sa sortie- par la pauvreté de l'ensemble (réalisation comme interprétation). Toujours convaincu que Zulawski ne pouvait être l'auteur que de deux des plus beaux films de ma déjà longue cinéphilie, j'ai retenté avec l'"Amour Braque", encore pire que cette femme Publique. Hormis "Chamanka" qui revenait à un cinéma un peu plus consistant, le reste de sa filmo n'a cessé de me décevoir. Selon l'adage "si vous n'aimez pas çà..." chacun jugera selon sa capacité à supporter ce festival d'hystérie, qui faisait la force de "Possession" et de "l'important", et qui ici, fatigue à force de tourner à vide. A moins que le temps l'ait rendu plus digeste...
RépondreSupprimersalope !
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SupprimerMerci l'occasion de revoir ce film que certains trouveront probablement insupportable malgré un caractère audacieux et inventif indéniable mais dont la vision peut être plombé par son côté on ne peut plus théâtral (après c'est voulu ainsi comme l'atteste le générique de fin) avec sa direction hystérique d'acteurs un peu too much pour ma part pour susciter vraiment l'adhésion au contraire de celle parfaitement pertinente d'un Possession. Reste les apparitions assez régulières d'une Valérie K. qui via sa tenue founesque rendent la vision de ce film loin d'être désagréable.
RépondreSupprimerpan fan du réalisateur. Je n'ai pas aimé possession et celui ci ne m'avait pas emballé à l'époque. A voir quand même pour me faire un second avis.
RépondreSupprimerMerci beaucoup!
RépondreSupprimerOn va dire les choses clairement : Valérie Kaprisky est une bombe ! Tout comme Possessions devait beaucoup à Adjani, la femme publique doit tout à la magnifique Valérie. J'ai bien aimé aussi que la frontière entre le tournage et la réalité soit si fine qu'on ne sait jamais trop où on est. Après, faut supporter un film sans réelle histoire. Moi, c'est Mes nuits sont plus belles que vos jours que j'ai trouvé complètement nul, je l'ai vu et je m'en souviens absolument pas d'ailleurs.
RépondreSupprimerMerci beaucoup.
RépondreSupprimerMerci bien !
RépondreSupprimerun lien 😉 : https://1fichier.com/?s7u4fq31esi8i1x4ek3v&af=2549450
RépondreSupprimerZulawski infidèle à lui même...
RépondreSupprimerMERCI
RépondreSupprimerEncore une autre femme sublime ! Ahh mais oui, il s'agit d'un film de 1984, ceci explique cela... Vive la grande époque des femmes exquises ! Merci pour les nombreux réups d'aujourd'hui !
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